Aleph Alpha dévoile une architecture LLM sans tokenizer : un tournant pour l'IA souveraine ?

Le 22 janvier dernier, lors du Forum de Davos, Aleph Alpha a annoncé une avancée significative dans le domaine des grands modèles de langage : une nouvelle architecture sans tokenizer (T-Free). Baptisée Pharia, à l'instar de sa famille de LLMs lancés en août 2024, elle vise à résoudre certaines limites des modèles traditionnels et ouvre la voie à des solutions d’IA souveraines plus robustes, adaptées aux spécificités linguistiques et sectorielles. Les LLMs actuels, qu'ils soient open source ou fermés, rencontrent des difficultés lorsqu'il s'agit d'intégrer de nouvelles langues ou des connaissances sectorielles particulières. La dépendance à la tokenisation, qui segmente le texte en unités prédéfinies, limite la capacité d’adaptation aux contenus qui s'éloignent des données d'entraînement d'origine. Aleph Alpha propose donc une alternative en supprimant cette étape, permettant ainsi un apprentissage plus fluide et efficace. Selon Jonas Andrulis, fondateur et PDG d'Aleph Alpha, cette approche "permet d'affiner et de créer des modèles souverains pour divers alphabets et secteurs, tout en réduisant les coûts de calcul et l'empreinte carbone". La société affirme que cette architecture pourrait réduire les coûts d'entraînement et l’empreinte carbone par rapport aux autres options de 70 % dans certaines langues, comme le finnois, une langue relativement peu riche en ressources, par rapport aux solutions traditionnelles.

Une collaboration stratégique avec AMD et Schwarz Digits

Pour réaliser cette avancée technologique, Aleph Alpha s'est associé à AMD et Schwarz Digits, la division informatique et numérique du Groupe Schwarz. La combinaison de la nouvelle architecture avec les GPU AMD Instinct MI300 Series et la pile logicielle ouverte AMD ROCm vise à offrir une solution haute performance et optimisée pour les charges de travail GenAI. Schwarz Digits apporte, quant à lui, une infrastructure européenne fiable et conforme aux exigences réglementaires. La start-up s'est également appuyée sur l’équipe AMD SiloAI d'Helsinki, qui a contribué à démontrer les capacités multilingues de sa nouvelle architecture de modèle. Keith Strier, vice-président de Global AI Markets chez AMD, souligne que "cette collaboration apporte plus qu'une simple solution technologique : elle renforce la résilience de l'écosystème européen de l'IA."

Vers une démocratisation de l'IA souveraine

Pour ses modèles Pharia présentés en août 2024, Aleph Alpha avait concentré ses efforts sur une meilleure tokenisation, mais avait annoncé avoir entamé un flux de travail plus innovant "sans tokenizer" pour leurs futures versions, ce qu'il vient de réaliser avec Pharia T- Free. La suppression du tokenizer marque une rupture dans l'approche traditionnelle du traitement du langage naturel tout en positionnant Aleph Alpha comme un acteur incontournable de l'IA souveraine en Europe. Les gouvernements et entreprises de secteurs où les données sont particulièrement sensibles tels que la santé, la finance, le droit et la sécurité, pourront en tirer parti pour renforcer la confidentialité, la sécurité et l'adaptabilité de leurs solutions d'IA.. Lire plus >

Mot clé : IA -- publié le 14/02/2025 14:58:00


Databricks annonce un financement record de plus de 15 milliards de dollars

Databricks“The Data and AI company” pionnière de l’architecture data lakehouse, a finalisé sa levée de fonds de série J initialement annoncée en décembre dernier. Le financement obtenu par la scale-up atteint finalement un montant total de plus de 15 milliards de dollars : les 10 milliards en financement par actions de la série J, portant sa valorisation à 62 milliards de dollars, auxquels s'est ajouté un emprunt supplémentaire de 5,25 milliards de dollars.

Meta parmi les nouveaux investisseurs

Ce tour de financement a vu la participation de l'investisseur historique QIA, le fonds souverain de l'État du Qatar, ainsi que celle de nouveaux investisseurs dont Temasek, fonds souverain de Singapour, et des entités administrées par Macquarie Capital, groupe financier australien. Un ajout notable est celui de Meta, qui rejoint Databricks en tant qu'investisseur stratégique, renforçant la position de l'entreprise sur le marché de l'IA. La finalisation d’une série J, surtout de cette ampleur, témoigne de la confiance des investisseurs dans le potentiel de la scale-up. Ali Ghodsi, cofondateur et PDG de Databricks, affirme : "Nous avons suscité un intérêt considérable pour ce tour de table de la part d’investisseurs nouveaux et existants et de partenaires stratégiques qui croient en notre vision et en notre impact sur le marché. Ces partenaires se concentrent sur le succès à long terme de Databricks et sur la croissance rapide de notre clientèle." Databricks compte utiliser ce financement pour intensifier ses efforts dans plusieurs domaines stratégiques : le développement de nouveaux produits d'IA, la réalisation d'acquisitions ciblées pour renforcer son offre et la croissance de ses activités à l'international. L'entreprise a d'ailleurs annoncé hier son intention d’étendre ses investissements dans la région ASEAN. En parallèle, Databricks a également conclu une facilité de crédit de 5,25 milliards de dollars, orchestrée par JPMorgan Chase avec la participation de Barclays, Citi, Goldman Sachs et Morgan Stanley. Cette structure de financement hybride comprenant une ligne de crédit renouvelable de 2,5 milliards de dollars et un prêt à terme de 2,75 milliards de dollars vise à apporter une flexibilité financière accrue pour soutenir les ambitions de croissance de l'entreprise.

Une stratégie d'expansion face à une concurrence accrue

La stratégie de Databricks repose sur sa plateforme d'intelligence des données, qui permet aux entreprises de tirer parti de l'analyse avancée, de l'apprentissage automatique et des applications d'IA générative. En s'appuyant sur une architecture open source, l'entreprise cherche à se différencier face à des concurrents comme Snowflake ou les offres cloud des géants technologiques. Ali Ghodsi souligne : "Les organisations modernisent leur infrastructure de données et d’IA parce qu’elles reconnaissent l’immense potentiel de l’IA générative. L’intelligence des données est essentielle à la fois pour libérer ce potentiel et pour aider les entreprises à atteindre leurs objectifs commerciaux".. Lire plus >

Mot clé : IA -- publié le 14/02/2025 14:58:00


SaferAI alerte sur les risques pour la sécurité de l'IA après la révocation du décret Biden

Tout juste investi 47ème président des États-Unis, Donald Trump a révoqué lundi dernier le décret de Joe Biden du 30 octobre 2023 qui visait à encadrer les risques liés à l'IA. Bien que ce décret ait eu pour objectif de soutenir le développement d’une IA responsable, le nouveau président le considère avant tout comme un frein à l'innovation. Le décret de Joe Biden exigeait que les entreprises développant des systèmes d'IA avancés présentant des risques potentiels pour la sécurité nationale, l'économie ou la santé partagent leurs résultats de tests de sécurité et d’autres informations critiques avec le gouvernement. Cette décision, de révoquer ce décret intervient à un moment critique où les principales entreprises d'IA présentent des lacunes significatives dans leurs pratiques de gestion des risques, selon une évaluation de SaferAI, une organisation à but non-lucratif française spécialisée dans la gestion des risques de l'IA. Siméon Campos, fondateur et directeur exécutif de SaferAI, affirme : "Les garde-fous qui viennent d'être supprimés doivent être urgemment remplacés. Notre récente notation, mesurant la maturité de gestion des risques des entreprises d'IA, montre que même les entreprises leaders obtiennent des scores entre 1,5 et 1,9 sur 5 en matière de pratiques de gestion des risques, certaines entreprises n'obtenant que 0,1. Ces évaluations révèlent que même les leaders de l'industrie sont loin de mettre en œuvre des pratiques de gestion des risques adéquates, et sans régulation, ces lacunes préoccupantes pourraient s'aggraver." Selon l'organisation, les enjeux sont particulièrement élevés compte tenu des développements récents des capacités de l'IA. Le modèle o1 d'OpenAI a démontré des capacités qui pourraient aider des experts à développer des armes biologiques, tandis que les capacités du modèle o3 semblent encore plus significatives. Encore en phase de test, il devrait être lancé d'ici quelques semaines, o3-mini, une version plus rapide et plus économique, le sera d'ici la fin du mois. Si le décret de Biden avait été pleinement mis en œuvre, il aurait exigé le partage des résultats des tests de sécurité et le partage d'information clés au gouvernement pour de tels systèmes. Henry Papadatos, Managing Director de SaferAI, déclare : "Sans les exigences du décret en matière de tests de sûreté et de transparence, nous naviguons à l'aveugle avec des systèmes d'IA de plus en plus avancés. Comme le montrent nos notations, les pratiques de gestion des risques que nous observons dans l'industrie suggèrent que les engagements volontaires seuls ne suffisent pas à garantir une gestion adéquate des risques." Les experts en gestion des risques de SaferAI appellent à de nouvelles mesures législatives pour combler le vide réglementaire laissé par la suppression du décret. Les dispositions du décret concernant la gestion des risques chimiques, biologiques, radiologiques, nucléaires et de cybersécurité ne seront plus appliquées, suscitant des inquiétudes quant à l'utilisation potentiellement abusive des systèmes d'IA avancés.. Lire plus >

Mot clé : IA -- publié le 14/02/2025 14:58:00


Entretien avec François Weiler, Président France d’Altair, et Redda Ben Geloune, CEO d’Aitek: un partenariat pour révolutionner l’adoption de l’IA en Afrique

L’Afrique, riche en potentiel mais confrontée à des défis majeurs, représente un terrain clé pour l’innovation et l’adoption de l’intelligence artificielle. Dans cette dynamique, François Weiler, Président France d’Altair, et Redda Ben Geloune, CEO d’Aitek, ont uni leurs forces pour révolutionner l’intégration de l’IA sur le continent. Ce partenariat combine la puissance technologique d’Altair à l’expertise locale d’Aitek, avec un objectif clair : faire de l’IA un levier de transformation durable pour l’Afrique. ActuIA s’est entretenu avec eux pour explorer les ambitions et défis de cette collaboration stratégique

Qu’est-ce qui vous a poussé à unir vos forces pour promouvoir l’IA en Afrique ?

François Weiler: Depuis plusieurs années, Altair cherchait à s’implanter durablement en Afrique, mais nous avons rencontré des difficultés, notamment pour adapter notre offre aux besoins locaux. En Afrique, il ne s’agit pas seulement de proposer une technologie performante, mais aussi de comprendre les dynamiques culturelles et économiques. Lorsque nous avons rencontré Aitek, nous avons immédiatement reconnu une vision partagée et des valeurs communes. Leur expertise locale et leur capacité à créer des liens solides avec les entreprises africaines complètent parfaitement notre savoir-faire technologique. Ce partenariat est donc stratégique pour accélérer notre impact sur le continent. Redda Ben Geloune: Aitek est née en Afrique pour répondre aux grands défis du continent, qu’il s’agisse de l’éducation, de l’énergie ou de la santé. Depuis vingt ans, nous avons bâti un réseau et une compréhension approfondie des besoins locaux. En collaborant avec Altair, nous allions la puissance de leur technologie à notre connaissance des spécificités africaines. L’IA est un levier fondamental pour transformer le continent et combler les retards structurels, à condition qu’elle soit mise en œuvre de manière pertinente. Nous avons toujours voulu contribuer à faire de l’Afrique un leader dans les technologies de pointe.

Pourquoi pensez-vous que l’IA est essentielle pour le développement de l’Afrique ?

Redda Ben Geloune: L’Afrique est confrontée à des enjeux majeurs, mais c’est aussi un continent jeune, avec un âge médian de 19,7 ans. L’IA peut aider à résoudre certains des problèmes les plus complexes, comme le manque d’infrastructures ou les lacunes éducatives. Contrairement à d’autres régions où les technologies existantes freinent parfois l’innovation, nous avons ici l’opportunité de construire directement sur des bases modernes. De plus, les Africains perçoivent l’IA comme une opportunité et non comme une menace pour l’emploi. Cette mentalité ouvre des perspectives uniques pour intégrer rapidement ces technologies dans des secteurs critiques. François Weiler: En Europe, les discussions autour de l’IA sont souvent marquées par des craintes éthiques ou sociales. En Afrique, les entreprises et les institutions voient l’IA comme un moyen de dépasser les limites actuelles. Par exemple, l’IA peut réduire les coûts et accélérer des processus dans des secteurs essentiels comme l’agriculture, la santé ou l’éducation. Nous croyons fermement que l’IA peut aider l’Afrique à réaliser son immense potentiel tout en posant les bases d’un développement économique inclusif. En rendant l’IA accessible, nous pouvons transformer le quotidien de millions de personnes.

Quels sont les objectifs concrets de votre partenariat ?

François Weiler: Nous voulons créer un écosystème durable et performant. Concrètement, cela signifie identifier des cas d’usage pertinents, adapter nos solutions aux besoins locaux et développer des projets ayant un impact mesurable. Altair apporte son expertise technologique et Aitek nous aide à comprendre les attentes des entreprises et des institutions africaines. Ce partenariat repose sur une véritable collaboration, où chaque partie contribue à créer des solutions réalistes et reproductibles, tout en étant adaptées aux contraintes locales. Nous voulons prouver que l’IA peut être un moteur de croissance pour toute la région. Redda Ben Geloune: Nous avons déjà lancé plusieurs projets pilotes avec des entreprises locales. L’objectif est de construire des success stories qui serviront de référence pour d’autres acteurs. Par exemple, nous travaillons sur des solutions d’IA pour optimiser les chaînes d’approvisionnement et réduire les pertes dans le secteur agroalimentaire. De plus, nous prévoyons de doubler nos équipes en Afrique pour répondre à la demande croissante. Nous souhaitons également renforcer la formation et le transfert de compétences aux jeunes talents africains, qui seront les acteurs-clés de cette transformation. Cela inclut le développement de programmes éducatifs spécialisés dans l’IA et des ateliers pratiques dans les communautés locales.

Quels sont les principaux défis que vous rencontrez ?

François Weiler: L’un des grands défis est de garantir l’accès aux données nécessaires pour entraîner les modèles d’IA. En Afrique, les réglementations sur les données sont encore en évolution, ce qui peut rendre l’accès plus facile que dans d’autres régions. Cependant, cela demande aussi une grande responsabilité pour s’assurer que l’utilisation de ces données respecte les principes éthiques. Nous devons aussi travailler à minimiser les coûts d’accès à la technologie pour les petites et moyennes entreprises. Enfin, il est crucial d’éviter que les infrastructures existantes deviennent un frein pour l’adoption de nouvelles solutions. Redda Ben Geloune: Un autre défi est de sensibiliser les décideurs publics et privés à l’urgence d’investir dans l’IA. Trop souvent, les projets prennent du retard, faute d’engagement clair. C’est pourquoi nous insistons sur la nécessité de travailler avec des acteurs locaux qui comprennent les enjeux et peuvent agir rapidement. Il est crucial de bâtir une véritable confiance entre tous les acteurs de l’écosystème pour assurer la réussite des initiatives. Nous faisons aussi face à une demande massive et croissante, qui exige une augmentation rapide de nos capacités de déploiement. Par ailleurs, il est important de lever les barrières culturelles pour accélérer l’adoption de ces technologies.

Comment voyez-vous l’avenir de l’IA en Afrique ?

Redda Ben Geloune: Si l’Afrique parvient à s’approprier l’IA, elle pourrait réduire son retard économique en une quinzaine d’années. Cela demande cependant une volonté politique forte et des investissements ciblés, notamment dans la formation et l’éducation. Nous avons une opportunité unique de transformer nos économies et de créer des emplois de qualité pour les jeunes Africains. L’IA peut aussi jouer un rôle dans la préservation de notre patrimoine culturel, en facilitant la numérisation et la valorisation de nos richesses historiques et artistiques. Par ailleurs, nous espérons inspirer une nouvelle génération d’entrepreneurs technologiques sur le continent. Cette dynamique pourrait entraîner une véritable révolution socio-économique. François Weiler: Je partage cet optimisme. L’IA est un formidable accélérateur de changement. Ce partenariat avec Aitek nous permet de bâtir des bases solides et de contribuer à créer un futur où l’Afrique ne sera pas seulement un consommateur de technologie, mais un acteur de premier plan dans l’économie mondiale de l’IA. Lire plus >

Mot clé : IA -- publié le 14/02/2025 14:58:00


L'IA en 2025 : entre potentiel et réalité pour les entreprises

En amont du Forum de Davos, le Boston Consulting Group (BCG) a récemment publié la seconde édition de son AI Radar. Selon ce rapport intitulé "From Potential to Profit: Closing the AI Impact Gap", pour lequel plus de 1800 dirigeants dont 170 en France, ont été interrogés, l'IA, comme l'an passé, est l’une des trois principales priorités stratégiques pour 2025.

Un investissement croissant, mais une valeur encore limitée

Une entreprise sur trois prévoit d'allouer plus de 25 millions de dollars à l'IA en 2025, avec une augmentation prévue de 60 % des investissements dans la GenAI d'ici 2027. Bien que 75 % des dirigeants considèrent l'IA comme l'une de leurs trois priorités stratégiques, seuls 25 % d'entre eux estiment en tirer une valeur significative. Pourquoi cette déconnexion entre ambition et résultats concrets ? Le rapport met en avant des raisons multiples : manque de clarté dans les objectifs, difficultés à mesurer l'impact, et une focalisation sur des initiatives de productivité à petite échelle. Les entreprises leaders se distinguent par une approche différente. Elles allouent plus de 80 % de leurs investissements en IA à la refonte des fonctions principales et à l'innovation alors les autres organisations consacrent 56 % de leurs investissements à des initiatives axées sur la productivité. Les leaders concentrent leurs efforts sur un nombre restreint de cas d'usage, privilégiant en moyenne 3,5 cas d’utilisation contre 6,1 pour les autres entreprises, générant ainsi un retour sur investissement 2,1 fois supérieur. Selon Christoph Schweizer, PDG du BCG : "Les leaders sont ceux qui concentrent leurs efforts sur quelques initiatives, qui transforment leurs process, améliorent les compétences de leurs équipes et mesurent systématiquement les retours opérationnels et financiers de ces initiatives". 

L'essor des agents autonomes

Les agents autonomes, capables de fonctionner avec une intervention humaine minimale, sont perçus comme un levier clé pour la transformation IA des entreprises. Si 67 % des dirigeants prévoient de les utiliser, la prudence reste de mise face aux risques liés à la confidentialité des données et aux exigences réglementaires.

Impact sur l'emploi : menace ou opportunité ?

Contrairement aux craintes largement répandues, seuls 7 % des dirigeants prévoient une réduction des effectifs due à l'automatisation de l'IA. La majorité (68 %) envisage de maintenir leurs effectifs tout en se concentrant sur la formation et l'adaptation des compétences. Toutefois, l'écart entre les besoins en compétences IA et les capacités actuelles est encore important, avec moins d'un tiers des entreprises ayant formé au moins 25 % de leurs employés.

Cybersécurité et réglementation : des défis persistants

Les dirigeants identifient la cybersécurité comme un enjeu majeur, 76 % d'entre eux jugeant leurs mesures actuelles insuffisantes. La confidentialité et la sécurité des données (66 %), le manque de contrôle sur les décisions de l'IA (48 %) et les contraintes réglementaires (44 %) constituent également des obstacles à une adoption sereine et efficace de l'IA.

Les recommandations du BCG

Le rapport met en avant plusieurs bonnes pratiques pour maximiser l'impact de l'IA. Parmi elles, la "règle du 10/20/70", qui consiste à consacrer 10 % des efforts aux algorithmes, 20 % aux données et technologies, et 70 % à la transformation des processus et de la culture organisationnelle. Une approche disciplinée et ciblée semble ainsi être la clé de la création de valeur durable.. Lire plus >

Mot clé : IA -- publié le 14/02/2025 14:58:00


Stargate : l’IA américaine entre dans une nouvelle ère avec un investissement historique

Donald Trump, président des États-Unis, a récemment dévoilé un projet titanesque baptisé « Stargate ». Ce programme, qui mobilise les plus grands noms de la technologie mondiale, promet de transformer le paysage de l’intelligence artificielle (IA) avec un investissement colossal de 500 milliards de dollars sur quatre ans. Voici les détails d’une initiative qui réunit innovation, ambition et géopolitique.

Une coalition inédite pour dominer l’IA

Stargate repose sur une alliance stratégique entre trois acteurs majeurs : OpenAI, Oracle et SoftBank. Ces entreprises unissent leurs forces pour construire la plus grande infrastructure d’IA au monde. Masayoshi Son, PDG de SoftBank, sera à la tête de cette coentreprise. Le projet démarre avec un investissement initial de 100 milliards de dollars, et prévoit d’étendre cette somme à 500 milliards dans les prochaines années. Nvidia, le géant des semi-conducteurs, joue également un rôle clé dans la fourniture des technologies nécessaires.

Une infrastructure massive au service de l’innovation

Le projet a déjà commencé avec la construction de data centers près d’Abilene, au Texas. Selon Larry Ellison, cofondateur d’Oracle, 10 bâtiments s’élèvent actuellement, et ce nombre pourrait doubler dans les prochaines phases. Chaque centre, équipé des dernières technologies Nvidia, couvrira environ 50 000 mètres carrés. Ces infrastructures fourniront des capacités de calcul sans précédent pour l’IA générative et d’autres applications avancées. Cette initiative devrait créer plus de 100 000 emplois aux États-Unis et renforcer la compétitivité du pays face à la Chine. Donald Trump a souligné l’importance de cet investissement pour éviter que les technologies stratégiques ne soient dominées par des pays concurrents.

Un impact géopolitique et économique majeur

Outre son ampleur économique, Stargate s’inscrit dans une stratégie plus large de réindustrialisation et de souveraineté technologique américaine. « Cet argent aurait pu aller à la Chine. Maintenant, il renforce notre leadership », a déclaré le président américain. Cette annonce intervient dans un contexte de compétition accrue pour la domination technologique mondiale. Avec Stargate, les États-Unis affichent leur volonté de rester en tête dans la course à l’IA, grâce à une collaboration public-privé sans précédent.

Une ambition à la hauteur des défis

Le projet Stargate ne se limite pas à la construction d’infrastructures physiques. Il s’agit également de soutenir la recherche et d’accélérer l’émergence d’applications révolutionnaires, comme les diagnostics médicaux précoces et les vaccins personnalisés. Pour OpenAI, ce partenariat représente une opportunité unique d’atteindre son objectif ultime : développer une intelligence artificielle générale.. Lire plus >

Mot clé : IA -- publié le 14/02/2025 14:58:00


Transformation numérique : 2 grandes prédictions pour 2025

Toujours plus d’orchestration des processus métier

En 2025, les entreprises risquent de sombrer dans le chaos numérique sans une visibilité totale sur leur « architecture spaghetti ». De nombreuses architectures informatiques d’entreprise peuvent être comparées à des plats de spaghetti composés de technologies interconnectées, ce qui fait de l’intégration et de la visibilité un défi majeur.

Alors que les entreprises cherchent à moderniser leur parc IT et à se concentrer sur l’automatisation des processus métier, elles se rendront compte que le simple ajout d’IA ou d’autres « solutions rapides » ne leur permettra pas d’augmenter leur efficacité, d’améliorer l’expérience client ou de rester compétitives. Avec la complexité croissante des processus technologiques et commerciaux, il est essentiel que l’automatisation des processus de bout en bout repose sur des bases solides, sinon un manque de contrôle entraînera un chaos numérique.

Pour relever ces défis en 2025, l’orchestration des processus permettra d’éviter le syndrome de « l’architecture spaghetti ». En permettant aux entreprises de rationaliser et de moderniser leurs processus, l’orchestration offrira aux équipes informatiques et commerciales une visibilité et un contrôle accrus. Cette meilleure supervision les aidera à gérer la complexité croissante et à obtenir de meilleurs résultats tout en étant capables de s'adapter plus rapidement aux aléas.

La nécessaire combinaison de l’orchestration et de l’intelligence artificielle

En 2025, le véritable avantage concurrentiel appartiendra aux organisations qui intégreront et orchestreront pleinement l'IA dans leurs flux de travail quotidiens.

Les utilisateurs avant-gardistes cesseront de considérer l'IA comme une solution isolée pour des tâches spécifiques. Au lieu de cela, les organisations intégreront l'IA dans toute l'entreprise, générant des résultats à valeur ajoutée et une cohésion dans tous les départements et processus.

Les entreprises doivent orchestrer l'IA comme n'importe quel autre sujet pour tirer le meilleur parti de leurs investissements. Le passage de l'adoption progressive de l'IA à son intégration complète se traduira par des stratégies commerciales plus adaptatives, pertinentes et un nouveau niveau d'agilité. Les solutions d'IA ou d'automatisation ne sont alors plus perçues comme des gadgets IT, elles deviennent un must have pour générer de meilleurs résultats commerciaux. Par conséquent, elles doivent être orchestrées de bout en bout dans les processus métier globaux.

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Mot clé : IA -- publié le 14/02/2025 14:52:00


Le Deep Learning #1 : C'est quoi le Deep Learning ?

Thibault Neveu propose une excellente série de vidéos d'initiation au Deep Learning. Cette vidéo explique brièvement ce qu'est le Deep Learning avant d'entrer dans le vif du sujet. Pour les amateur.... Lire plus >

Mot clé : IA -- publié le 14/02/2025 14:51:00


Le Deep Learning #2 : les prérequis

Dans le cadre de cette série de vidéos d'initiation, les prérequis sont : Des bases en programmation python Des notions de mathématiques niveau lycée Accéder à la vidéo suivante. Lire plus >

Mot clé : IA -- publié le 14/02/2025 14:51:00


Le Deep Learning #12 : Démo de la descente de gradient

Démonstration vidéo de la descente de gradient. Accéder au Github de la formation Accéder à la vidéo suivante. Lire plus >

Mot clé : IA -- publié le 14/02/2025 14:51:00


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